L’équitation éthologique, c’est quoi ?

Depuis la fin des années 1990, de plus en plus de centres équestres français se spécialisent dans une équitation aux méthodes d’approches douces. Il s’agit de l’équitation éthologique qui permet d’installer une relation de confiance et de respect avec son cheval. On apprend d’abord à comprendre le cheval avant d’apprendre à monter, et on décrypte ses attitudes pour parvenir à l’éduquer ou le rééduquer.

La confiance et le respect du cheval au cœur de l’équitation éthologique

L’équitation éthologique est une pratique équestre qui est basée sur l’étude du comportement du cheval et sur l’observation des troupeaux de chevaux en liberté. Ainsi l’homme qui observe et comprend son cheval, sait l’écouter. Cette approche équestre favorise la communication, et le cavalier parvient à se faire accepter par sa monture en adoptant une attitude adaptée où la mise en confiance et le respect du cheval sont les fondements.

C’est souvent un travail de longue haleine entre l’homme et le cheval, mais mettre en œuvre les principes de l’équitation éthologique permet de découvrir la pratique de l’équitation sous un angle nouveau pour les cavaliers confirmés, et de monter en toute sécurité pour les débutants, y compris les enfants. C’est ce qu’a constaté Elisabeth de Corbigny, éleveur et éducatrice française de chevaux, qui a découvert ces nouvelles méthodes d’éducation et de dressage nées aux Etats-Unis. C’est en quelque sorte une manière de répondre à une équitation classique ou western jugée plus contraignante, violente et agressive pour l’animal. En 1998, elle est une des premières parmi la profession à importer le concept et l’adapter en France.

Comment pratiquer ?

Ces différentes méthodes d’éducation du cheval, que l’on désigne par les noms des « horse whisperer » ou « chuchoteurs » connus tels que Monty Roberts, Pat Parelli, John Lyons, Andy Booth et autres, ont en commun la façon d’aborder le cheval de façon progressive en l’invitant à des jeux.

Les principes de l’équitation éthologique

Après l’étape au sol, incontournable pour que le lien privilégié se mette en place, il sera possible d’envisager pour le cavalier de monter à cheval dans la plus parfaite harmonie. Ce juste équilibre n’est possible qu’en procédant de façon graduelle et en préservant la confiance acquise avec sa monture.

Se former

Il existe différents ouvrages qui décrivent les diverses méthodes d’apprentissage de cette équitation que l’on peut qualifier de « naturelle ». Mais ces techniques équestres ne peuvent vraiment s’acquérir qu’au sein de centres équestres spécialisés en participant à des stages d’équitation éthologiques pour découvrir et s’initier. C’est la cas par exemple au centre équestre Eurocentaure en Haute Vienne. Vous pourrez d’ailleurs trouver des informations sur les différents types de stages d’équitation éthologique qui vous sont proposés ici ( suivant le niveau du cavalier, la durée du stage, … ). De plus, cette méthode que l’on nomme parfois également éthologie équine permet aussi d’aborder un cheval au comportement et tempérament anxieux ou impossible à seller.

Pour les cavaliers qui souhaitent aller plus loin et approfondir leurs connaissances du cheval, la FFE a mis en place les cinq savoirs d’équitation éthologique. Acquérir ces savoirs permet de monter à cheval avec plaisir dans le respect du bien-être de l’animal mais pas seulement. Désormais, il est possible de participer à différents tournois réservés à cette pratique, mais aussi d’obtenir des diplômes pour former d’autres cavaliers à l’équitation éthologique (BFEE 1 ou 2) ou être autorisé à enseigner (les 2 BFEE avec un diplôme d’enseignant ou une équivalence de formation).

-Ces savoirs s’acquièrent au travers de stages périodiques en établissement équestres habilités à former à ces techniques d’équitation douces, où la pratique et la théorie sont au service d’une communication idéale entre le cheval et son cavalier.